20 novembre 2009

Just because you want to be all

Lyon est la ville pestiférée de rock en France, je n'ai de cesse de le répéter. La preuve, c'est que le Festival des Inrocks ne passe que par Lille, Nantes, Paris et Toulouse. Il y a beaucoup d'autres villes en France, tu me diras, Lyon n'est pas la seule oubliée. Mais quand même, c'est la 2é aire urbaine -et 3è ville la plus peuplée après Paris et Marseille- alors c'est pas normal. Donc si tu veux faire un bon festival l'hiver, ben t'as plus qu'à bouger. Genre aller à Paris est une grosse corvée. En même temps, la programmation cette année était pas incroyable. Mais quand même, la soirée La Roux / Passion Pit / Florence & The Machine / Boy Crisis / Lissy Trullie était attirante. Sauf que, à J-7, j'ai découvert que le groupe que je voulais voir avait annulé. Remplacé par les Rennais The Popopopops. Et à J-3, c'était au tour d'Elly Jackson (La Roux) d'envoyer une lettre pour dire que la pauvre était malade et que son médecin lui avait interdit de chanter pour protéger sa voix. Pas grave, c'est Two Doors Cinema Club qui joueront à la place.


 

J'arrive vers 17h30 -pour un concert à 18h, cela me semblait être un horaire convenable, mais il faut croire qu'à Paris il n'est pas coutume d'arriver à l'heure, parce que quand le premier groupe à commencé, la salle était encore aux trois-quarts vide. En plus ils étaient obligés de commencer à l'heure à causse de la transmission des concerts en direct sur Arte Live Web (que tu peux revoir quand même).

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18h, The Popopopops rentrent en scène. L'ambiance était un peu morte, mais la musique était pas mal. C'est de la gentille pop indé, j'ai vraiment bien aimé. Le chanteur est très chou quand il chante, et le guitariste/bassiste a un jeu de jambes remarquable. Non, mais c'était bien quand même, enfin, je veux dire, c'est un groupe que je vais suivre.

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18h50 (je suppose parce qu'en fait je regardais jamais l'heure), Two Doors Cinema Club. Je suis devenue fan d'eux dès que j'ai su qu'ils remplaçaient La Roux -ça m'a poussée à les écouter et j'ai tout de suite accroché-, donc j'étais plutôt impatiente de les voir. Et j'avais pas tort. C'était vraiment très bien, mieux que Popopopops. Déjà, il y avait plus de monde, plus d'ambiance, et puis il faut l'avouer, leur musique est très dansante. Kevin est un excellent bassiste -c'était un peu ma soirée "bassistes" ou je les regardais tous jouer, puisqu'ils se plantaient tous au dessus de moi-, qui en plus a l'air d'avoir un gros problème avec l'oreillette de feedback puisqu'il ne la porte que quand il ne joue pas. Et Alex, quand il chante, il est vraiment trop mimi. Non, sérieux, j'ai tellement aimé que j'écoute en boucle et que je les ai mis en "Espoir 2010" dans le sondage 2009 de Rock & Folk -et beaucoup d'autres groupes auraient pu avoir cette place.

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19h40, Lissy Trullie. Elle aussi j'avais hâte de la voir, l'EP Self-Taught Learner ayant rythmé mon été. Elle est rentrée en scène dans une immonde veste cloutée -j'ai beaucoup de mal avec les trucs cloutés- et a tout de suite commencé avec Forget About It -si ma mémoire ne me joue pas défaut, parce que ça fait quand même 3 semaines. Elle a joué tous les titres de l'EP, avec la cover de Ready For The Floor, et je crois qu'elle a fini avec Boy Boy. C'était très bien, j'étais un peu la seule à connaitre toutes les paroles par cœur -on me l'a fait remarquer en plus-, la basse était beaucoup plus présente que dans les enregistrements studio, j'ai trouvé ça un peu gras, mais pas déplaisant non plus. J'avais annoncé aux gens autour de moi -qui ne connaissaient pas du tout-, qu'elle était cool, et ils avaient l'air de s'être encore plus amusés que moi.

Je passe les deux gens qui sont venus chanter avec une guitare, c'était déprimant, je me suis carrément assise par terre, j'aurais préféré avoir un sport de TCK TCK TCK -on en avait un entre chaque concert. Ils s'appelaient The Two -j'ai appris ça bien après.

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20h50, Florence + The Machine. Je partais très heureuse de la voir, mais avec l'espérance qu'en live, ça sonne plus comme les premières démos et Kiss With A Fist que comme le reste de l'album. La décoration de scène laissait présager le contraire : fleurs rouges et roses de partout, cages à oiseaux bleues clair, immonde tapisserie verte à fleurs roses au fond. Eh ben j'étais bien déçue. J'ai pas du tout réussi à rentrer dedans. Tout était calculé, jusqu'à sa monté sur les baffes pour sauter et tout, je dis pas que c'est pas bien mais ça m'a dérangée. Le fait est qu'il lui faut privilégier sa voix. Donc elle passe plus de temps à chanter incroyablement bien -une voix pareille, en plus d'être rare, c'est fabuleux- qu'à s'éclater. Dès la première chanson, la salle était conquise. Elle est super gentille en plus, elle dit des trucs sympas, elle est toute timide et se trouve très étonnée quand elle voit qu'après nous avoir dit de sauter en même temps qu'elle on le fait, c'est mignon, mais ça m'a pas suffit. Il aurait fallu plus de folie, et moins de fioritures je pense. Mais j'ai cru comprendre quand même que c'était un très bon concert. Et je salue sa voix.

L'attente commença cette fois -enfin- avec le clip de Beds Are Burning, et là tout le monde chantait, on se posait plus la question de savoir pourquoi ils nous infligeaient la tête de Yannick Noah qui disait "tck tck tck, the time has come".

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22h00, Passion Pit. La fatigue se fait sentir, très fort. Mais dès les premières notes, le public anglos-saxon qui s'était emparé des premiers rangs -je dis ça comme ça, hein, mais y'avait quasiment plus de français autour de moi- a commencé à pogoter et j'étais obligée de faire pareil, mais c'était génial. Alors d'accord, le micro de Michael n'était pas branché au début pour Eyes As Candles. Mais tout le monde hurlait quand même le refrain. D'accord, le mirco, une fois branché, n'était pas très fort, mais assez pour qu'on l'entende. Et vraiment, je ne sais plus l'ordre des chansons -de toute façon à ce moment-là je ne connaissais pas assez bien Passion Pit pour les nommer-, mais c'était génial et malgré la fatigue je n'ai fait que sauter, bouger, danser. Je me souviens que j'étais déchainée, comme les gens autour de moi, et qu'il y a eu plein de stage invasions, de slams, et que le claviériste -tu sais, le plus petit, celui qui en a plein avec tout un par terre de pédales- se riait des invaders, enfin, tout le monde s'éclatait, quoi. C'est là que je suis devenue fan de Passion Pit. Après ils sont partis et ils sont revenus et ils ont fait un rappel c'était The Reeling et c'était ma préférée, j'étais heureuse.

Ouais, la seule photo de moi est celle de Florence, je m'ennuyais.


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